Monday, April 16, 2007

Kyoto - la fin des cerisiers


Sanctuaire porté en parade

Probablement parce que je sens la fin de mon périple nippon approcher, je prends une quantité impressionante de photos cette semaine.


Lanterne décorée en ogre


Tunnel de la gare d'Umeda, à Osaka

Je n'ai pas dessiné autant que j'aurais voulu cette semaine je me l'étais pourtant bien promis, j'ai été occupé avec le voyagement vers le consulat Vietnamien ou j'ai obtenu mon visa avec succès! J'ai aussi planifié mon escale à Tokyo et changé la date de mon vol vers Bangkok. Ouf!


Entrée du Jardin botanique de Kyoto

Après tout ca je suis allé me relaxer en visitant le jardin botanique de la préfecture de Kyoto. C'était vraiment de jolis cerisiers, avec un tapis de tulipes en entrée. Je n'envie pas le temps maussade de la dernière semaine au Québec je vous dis... un peu claqué, je me suis endormi dans une clairière assez confortable je dois avouer. Avec le peu de soleil qui restait, j'ai fait le tour photo de la place qui doit être absolument spectaculaire en été, le printemps c'est les cerisiers, les tulipes et les bonsai, l'été c'est le lotus, les jardins d'eau, de roses et d'iris. Art Nouvellement vôtre!


Expos de Bonsaï


Serre futuriste du jardin


Ensemble de Bamboos


Violettes au parfum enivrant

La fin de semaine en migraine me casse les pieds. Mais dimanche je pars avec Robbie en randonnée, espérant que l'air frais me libérera de cette douleur. Nous nous arrêtons à un marché de hippies à l'intérieur de l'Université de Kyoto. Ca n'aide pas vraiment mon mal de tête les tambours mais c'est quand même drôle de voir des japonais, normalement associés à l'image du "salaryman" en complet, vêtus de guénilles trouées et de tuques danser en honneur du soleil et de la paix mondiale. Typiquement japonais par contre, aucune odeur de marijuana nulle part.


Vive la paix


Sur le bord de la Kamo, cerisiers et piques-niques


U-ho et son magnifique minuscule jardin intérieur

Derrière le Temple bouddhiste de Ninna-Ji, il y a des pistes de randonnée jonchées d'environ une bonne soixantaine d'autels bouddhiques. Nous croisons et recroisons les mêmes gens qui se promènent comme nous. À la seule différence qu'ils prient à chacque autel, pour la plupart, sauf quelques non-pratiquants, comme nous.






Je reviens cette belle randonnée qui néanmoins me laisse ma migraine intacte. C'est surement le stress de voyage et de l'organisation de la prochaine étape. J'ai aussi un contentieux avec mon "locateur", qui vraiment ne fonctionne qu'au cash et sur qui je n'ai pas vraiment confiance. C'est assez poche.


À dos de tortue sur la rivière Kamo

La rivière Kamo sépare Kyoto en deux et vous lecteurs assidus de ce blogs l'aurez entrevue à maintes reprises. Ses berges sont très agréables à parcourir en vélo, pratiques aussi puisque sans intersections. La faune de cette rivière est surprenante, canard, grues et faucons, sans-abris sous les ponts et vieux pêcheurs de barbotte sur les bords. Il ya plusieurs passages de pierre comme celui-ci plus haut. La petite fille qui saute et fait son chemin inspire mon parcours de philosophe en voyage, et c'est "kawaii" (cute) comme on dis en japonais.

En parlant de philosophie, voici un classique oriental; un "koi" (ce gros poisson rouge qu'on voit dans les aquariums des restos chinois) nageant dans le canal couvert de pétales de cerisiers sur l'Allée des philosophes. Sur cette image de douce mélancolie je vous laisse avec une pensée spéciale pour les étudiants éprouvés de Virginia Tech, et d'admiration pour le grand M.Librescu, ce survivant roumain de l'holocauste qui a sauvé la vie d'une vingtaine de ses élèves au prix de la sienne. Merci Mr.Librescu, plus jamais de tueries, trouvons tous un moyen de cesser cet horrible cycle de violence déchainée.






The not-so-great ANGLO divide

Not enough drawing this week, I've been busy setting up the next stage of my travels, I'm pleased to announce that I obtained my visa for Vietnam! I'm also going back to Tokyo a few days before heading to sunny Thailand.

I did manage to visit a few things these past few days like the lovely Kyoto prefectural botanical garden, with it's INSANE cherry trees and bamboo grove. Most of it is still early in the spring to be enjoyed (oh, how I wished to contemplate the Lotus pond in it's summer glory), but it's quite a pleasant relaxing spot.

I've also been crippled by horrible migraines, for which I tried hiking in the fresh air as a remedy, to no avail. The roommate/landlord is also stressing me out with more demands for cash, it sucks that I don't feel at home in my own house, I thought he'd be more gentle as a bouddhist. Turns out they can be just as greedy as the rest of us.

The sunday hike was still pleasant. A pilgrimmage trail starts behind the Temple of Ninna-Ji, linking about sixty prayer shrines, maybe, a lot! It winds up and down the mountain, but in my cranky migrainous state, I couldn't escape the noise of city traffic, except in those few areas where we'd hit a depression sheltered between two hills. Still much more fun than shovelling inches and inches of snow, I feel for you, my Québécois compatriots...

The last two pictures are quite philosophically inspiring don't you think ? The girl jumping over the turtles on the Kamo river feels especially strong for an image of travelling, making it's way on the road... And the "koi" (chinese carp) swimming in the Cherry petal covered canal of the philosopher's alley is just classical Asian. On this sweet melancholy note, I leave you with a special thought going out to the grieving community of Virginia Tech, and with a sad note of admiration for the great Mr. Librescu, this romanian holocaust survivor and teacher who saved the life of twenty of his students at the cost of his own. No more, no more...

Tuesday, April 10, 2007

Susanoo et l'Hanami


Y'en a au moins qui sont honnêtes dans ce bled


Arche sur le ruisseau de la Kamo

Samedi de pluie je décide tout de même de sortir dessiner en me dirigenat vers le sanctuaire de la Kamo, dédié à Susanoo, Kami de la pluie et du tonnerre. Je lui lance quelques pièces et l'implore de nous donner du temps clément pour ce dimanche d'hanami, de pique-nique sous les cerisiers. Dessin moyen, mais magnifique photo (ci-bas) de mon humble avis.


Susanoo quand tu es d'humeur maussade...

Fait divers japonais; des météorologues nippons se sont déjà suicidés après s'être trompés en annonçant du temps ensoleillé pour l'Hanami, sans succès. On niaise pas avec le temps libre ici.


Smouldering Door en concert

Le soir, je retourne à Osaka prendre une bière avec Charles-Éric, mon ami Kébéco-Nippon, et assister à son concert de musique "improvisée et expérimentale". À mon avis, ca ressemble drôlement à un récital de poésie "Beatnik". Dans l'assistance nous claquons des doigts comme de cools amateurs de Kerouac et Ginsberg.


Hanamiiiiiiiiiiii!
Dimanche il fait beau et relativement chaud (merci Susanoo!), belle journée en perspective pour une Hanami-party. Ayant manqué le train local, j'embarque dans l'express. Histoire loufoque, s'il en est une d'ailleurs... le conducteur de train est seulement capable de me confirmer qu'effectivement il s'agit du train local lorsqu'il quitte la gare en m'envoyant la main. (moi; "local?" conducteur; "roca?", moi; "local?" conducteur; "roca?", moi; "hai! local!", conducteur; "heu...hai! roca!" le train qui s'éloigne... comment j'avais envie de lui filer une étoile ninja entre les deux yeux, ce moron...) On croirait que le conducteur, qui entends les mots "local" et "express" toute la journée durant, serait en mesure de faire la part des choses, mais ce serait beaucoup présumer du caractère japonais. Enfin.


L'ami Tom et votre humble voyageur

Une heure trente plus tard, je débarque dans la petite ville d'Ayabe, sous un soleil frappant et prometteur. Les japonais qui nous reçoivent ont eux, beaucoup plus d'allure que ce conducteur à la con, et sont d'une générosité remarquable. Tom est prof d'anglais, je l'ai rencontré lors de la Saint-Patrick et il m'invite à partager ce pique-nique avec sa gang du programme Jet.


Nos hôtes sur le gril

Sushi (dont du cheval cru que je déguste avec joie, c'est si tendre), salades, viande et poisson grillés, ainsi que le meilleur Saké que j'ai eu la joie de boire à date (en plus, il ne me donne pas mal à la tête le lendemain, une première!). Tout ca sous les merveilleux Sakura, dont les pétales flottent gentiment aux vent. Merci encore à la famille Fukui qui nous offre cette expérience inoubliable.


Jeunes vacancières en prière

Lundi après une excursion à la recherche de "la shot" sans succès en ville, je retourne à l'allée des philosophes, mon coin de prédilection, dessiner sous une neige de pétales, c'est fou comme ca ressemble à de la neige, c'est si romantique. Les japonais ont un mot pour ca, qu'ils appellent hanabiri-yuki, littéralement neige de pétale de fleurs. Je vous laisse sur quelques images de cerisiers, que vous semblez préférer plus que tout, selon vos messages, bande de matantes! (Ne vous en faites pas, je suis aussi matante que vous, moi aussi je les adore ces cerisiers)








This one is remarquably similar to some of my art, non?


A hundred YENglish for my buck?

On a rainy Saturday I opt to pay a visit to the Storm-god, Susanoo, and beg him for some nice sunny weather on our sunday picnic. Fun fact; some Japanese weatherpeople have notably committed suicide after wrongly predicting sunny skies over hanami weekend. You don't mess with free time among the japansese.

After visiting my québécois buddy Charles-Éric performing some beatnik-style poetry and improvisional music with his friend Jerry Gordon as Smouldering Door, I take the train for Ayabe town on Sunday morning. In one of my more absurd moments, I miss the local train because we decide to confirm with some confused train conductor. Here's an excerpt from the "conversation";

me: kono densha local desu ka ?
conductor: roca?
me: local?
conductor: roca?
me: hai! local!
conductor: aaahhhh.... hai! local! (as the train leaves the station and he waves)
me wishing for a ninja star to throw between his eyes...

So after taking the more expensive express I arrive two hours later at Ayabe, where my friend Tom is waiting for us. I met Tom on St-Patrick, he's here teaching english and he invites me to join his gang of teachers from the Jet programme for a Hanami picnic, during which the Fukui family receives all of us Gaijin. They feed us prodigious amounts of Sushi (including raw horse, any of you has ever eaten that?), salads, grilled meat and fish and the best Sake of my whole life, that doesn't even give me a headache the next day, a miracle if there is one. Their generosity is simply astounding, thanks again to Susanoo the storm-god and to the Fukui family for an unforgettable afternoon!

Enjoy the cheesy pics of Sakuras, aren't they romantic? The one with the power-lines is too cool.

Thursday, April 5, 2007

Méandres et philosophie le long des cerisiers


Ne perdez pas votre vélo dans le tas...

Cette semaine c'est la rentrée à l'Université de Kyoto, des masses d'étudiants remplissent le campus (assez joli d'ailleurs il me fait penser à celui de Mcgill, mais avec des édifices plus modernes). La foule est bruyante et excitée, des clubs d'activité annoncent leur hobby respectif, genre le tir à l'arc, le tennis, le kendo, le chant. Une belle ambiance collégienne règne sur les lieux. Je jette un coup d'oeil rapide, de ma chambre ca ressemblait à une manifestation politique, mais il ne s'agit finalement que de la rentrée des classes.


Le long du canal des philosophes

Le canal joignant les temples de l'est de Kyoto, près de Yoshida où je demeure, surnommé l'Allée des Philosophes est spectaculaire lorsque sa rive est fleurie. C'est un des hauts lieux esthétiques de cette ville et j'y retourne souvent dessiner.


Méandres à Kyoto

Depuis peu, j'ai abandonné l'idée de chercher du travail pour rester. Je me rends compte que c'est l'inspiration artistique et la pratique du dessin qui sont les points forts de mon périple. Dans une phase d'exploration et d'études, artistiquement parlant, et non de production, rester au même endroit, bien que ca m'aie permis de découvrir certains points discrets de cette belle ville n'est pas nécéssairement l'idéal, je ressens l'appel de nouvelles choses à voir, la route m'appelle quoi...


Je suis fier de ce Sakura (le dessin est disponible dans ce blog, colonne de droite, en haut)

Je dessine le joli cerisier que vous voyez derrière moi sur la photo. Une belle journée après une belle rencontre (sont jolies les hollandaises). Dessiner en public est quelque chose que je n'avais jamais fait auparavant, je suis touché et enthousiasmé de tous les encouragements et compliments que je reçoit de la part des autres touristes, japonais comme étrangers. Des gens prennent une pause dans leur visite pour me dire quelques mots, c'est sympathique.

Nanzen-Ji


La porte colossale devant le temple de Nanzen

Le Sanmon, porte d'entrée du temple Nanzen-Ji, érigée vers 1626 afin d'alléger les souffrances de gens de Kyoto morts dans une guerre (les phantômes japonais apprécient donc l'architecture aussi!) fut aussi la cachette d'Ishikawa Goemon, hors-la-loi légendaire, un guerrier ninja qui dit-on, volait aux riches pour rendre aux pauvres, louangé par le peuple. Comme Robin des bois. Le mythe du voleur au coeur d'or serait lui-aussi très universel.

La légende d'Ishikawa Goemon a une fin tragique (on est au Japon quand-même), reprise dans de célèbres pièces de théatre Kabuki. Goemon fut capturé après une tentative d'assassinat échouée envers l'empereur, qui possédait un bruleur d'encens magique au pouvoir de détecter les intrus. Il fut condamné à être bouilli vivant dans l'huile avec son fils. On niaise pas ici. Mais il sauva son fils en le maintenant hors de l'huile bouillante.

Une autre vue du Sanmon


Branche de Sakura

Une belle citation de Jules Renard en rapport au cerisier:
"Branche de cerisier voluptueuse comme un bras de femme."

(journal, 1894-1904, pendant la mouvance japonisante de l'Art Nouveau qui apprécie particulièrement la sensualité des fleurs)




I love ze Zenglish (I got nothing this time)

Recently I've decided to stop trying to work at a longer-term stay in Japan, and just concentrate on my art, the one really strong point to my adventures. I'm in an "exploring and seeking ideas" phase of artistic production, not production. For this reason, I'm going to finish my month in Kyoto than back to Tokyo for a few days and afterwards, who knows? the road is calling and I'm answering... Thailand for certain and Vietnam as well is a likely candidate.

While I'm still here, I'm enjoying the Sakura springtime in Japan, drawing cherry trees and meandering down the philosopher's alley (pictured above), spectacularly covered in blooming flowers. Drawing in public is a unique experience. I'm touched and emboldened by all the compliments and encouragments I receive from all the other tourists, japanese and foreigners alike.

Drawing in Nanzen-Ji, I've crossed the colossal Sanmon Gate, rumoured to have been the refuge of legendary outlaw Ishikawa Goemon, immortalized in Kabuki plays, because of his tragic ending (this IS Japan after all). Goemon, not unlike Robin Hood, was a ninja warrior who stole from corurpt rich lords to give back to the poor populace. He was caught during an assassination attempt on the emperor, because the emperor had a mystical incense burner that would warn him of intruders. Caught and condemned to being boiled alive in oil with his son, Ishikawa Goemon saved the boy by keeping him out of the boiling oil, while dying himself.

Monday, April 2, 2007

Retour à Fushimi - Geiko - Sakura, le début


Allée de Torii, Sous le soleil de Fushimi


Vers le sommet de Fushimi


Un mystérieux Kitsune ?

En fin de semaine, je suis retourné à Fushimi, j'aime trop cet endroit mystique et ouvert, j'ai fait quleques bons dessins encore et toujours, les portes sans fin ont opéré une transformation profonde dans mon être, que vous pouvez voir dans la précédente image... et si c'était vrai ?


Geiko avec sa belle nuque dégagée

En visitant le canal de Shirikawa avec ces cerisiers, nous croisons cette femme vêtue de kimono, coiffée et macquillée à la manière d'une Geisha. Ou Geiko comme il est plus poli de dire apparamment, ce qui signifie "enfant des arts". Ma partenaire d'études linguistique croit qu'il s'agit plutôt d'une femme vêtue de cette façon pour se faire prendre en photo, elle dit que les Geishas sont plus belles. Mais la nuque dégagée de cheveux et de macquillage, c'est joli non? Maintenant si je pouvais trouver une jeune Maiko pour me flatter les orteils avec de l'huile de thé vert...


Cerisier devant un sanctuaire à Yoshida

Enfin venu le temps des cerisiers, toute la ville est en fleurs, ce n'est que le début, et le soleil n'est pas vraiment de la partie mais je vous laisse sur ces quelques jolies photos fleuries.











The English don't really eat cherry trees do they ?

This weekend I went back t Fushimi, such a lovely place, and my wish to get turned into a fox finally came true ! I also saw plenty of blooming cherry trees (Sakuras, I'm sure you know by now...). Here are some pictures...

Shingon le jour - Shinto le soir


Autel devant la pagode de cinq étages, la tour de bois la plus haute au monde


Cerisier au temple de Toji

Visite du temple Toji, haut lieux du bouddhisme Shingon, une branche japonaise du bouddhisme ésotérique reposant sur l'adoration des mandalas et d'oeuvres d'art. Construit en 796 (afin de protéger la ville de Kyoto pendant ses débuts bouddhistes), Toji possède une impressionante collection de statues et de mandalas. Parmis ceux-ci, un immense mandala est composé de 21 statues! Des bouddhas géants entourés de rois-démons et de boddhisatvas à quatres bras et trois visages, protégés par des divinités gardiennes écrasant des ogres. C'est très intéressant pour un l'amateur d'imagerie fantastique que je suis.


Brahman, protecteur des bouddhas

La veille j'ai fait mes devoirs (de wikipédien) en recherchant l'histoire du bouddhisme au Japon, et j'ai appris que beaucup des représentations artistiques étaient en fait inspirées de l'art grec, porté en orient pas les conquêtes d'Alexandre le Grand. C'est frappant particulièrement pour les représentations des divinités de façon anthropomorphique, c'est à dire de donner un visage humain à ce qui n'en possède pas nécéssairement au préalable. Ne remarquez-vous pas l'influence de l'idéal esthétique grec sur cette représentation ? Cette fusion de l'Occident et de l'Orient est à peu près unique dans l'histoire, mais elle me semble représentative du métissage culturel japonais, pays post-moderne avant le terme.


Cinq divinités chinoises

C'est si beau tout ca que je souhaiterais bien pouvoir dessiner mais au Japon il y a une loi interdisant la reproduction du patrimoine, et le sketching est interdit. Je crois qu'ils souhaitent plutôt préserver leur droit de vendre des cartes postales, livres, posters et autres cossins du genre. Cette interdiction est d'ailleurs à peu près la seule inscription en anglais dans le musée entier. Je suis sensiblement insulté, après verser mes yen durement gagnés, j'apprécierais quelques inscription billingues, il me semble que c'est la moindre des choses.


Jardin de pierre et sa jardinière


Offrande plutôt mignone, je dois avouer


Au moins il y a les doux cerisiers pour me consoler...



Graffiti évocateur d'un certain mal être spirituel japonais ? Le torii shinto en pleurs.

Les journées sont grises depuis qu'elles sont chaudes, dans mon petit coeur aussi, je me pose beaucoup (trop) de questions et la route commence à m'appeler. Je commence à trouver de nombreuses choses agaçantes dans cette culture réprimée et souvent hermétique. Ce n'est possiblement pas l'endroit pour rester une année entière. Je n'ai pas ressenti le grand déclic attendu, et la motivation de me faire une vie ici tarde à se révéler. Depuis une semaine que ca dure, je crois que ce blues est peut-être le deuil de mon idéal japonais. Je l'accepte tranquillement et me prépare à passer un mois artistique sans courir. Le printemps à Kyoto et après la route asiatique ... c'est mon mood du moment.


Sanctuaire Yoshida la nuit


Yoshida, un vrai décor d'histoire de fantômes chinois

Je suis très reconnaissant d'avoir eu la chance de demeurer près d'un sanctuaire Kitsune-Inari assez important. Le Shinto c'est moi, et c'est beau...




Shinto no Anglo ?

Went visiting Toji temple. The original temple was built at mythical Shingon founder Kukai's behest in 796. It contains numerous statues and mandalas. Shingon buddhism is an esoteric branch of japanese buddhism, based on adoration of mandalas and artwork, popular with the nobility. Beautiful stuff, especially the sculptural mandala composed of twenty-one massive statues. Buddhas, Guardian-Kings, Fearful Demon-Kings, noble protective Divinities and Bodhisattvas. (Brahman is one such guardian God).

I would love to draw some of this insane stuff, however once again there are numerous "no sketching" signs all over, supposedly for protecting the patrimonial artefacts, but I suspect it's more to preserve the right to sell postcards, books, posters, and more assorted junk I have to stay away from if I want to keep a semblance of Yen. This interdiction is pretty much the only english to be found in the premises. This is a little offensive, because if I'm going to spend my hard-earned Yen on a museum, I expect some sort of explanation I can understand. Everywhere else but here I guess.

The last point well illustrates my state of mind this past week. I'm realizing more and more that this incredible, beautiful place is not one where I'm to make a long-term life. It's too hermetic and repressed for my taste. This blues I've been feeling, I understand is the grief over one of my oldest dreams. As nothing extremely magical happened (just life in all it's up and downs), I'm leaning towards keeping with my artistic bent, drawing intensively for the month, and then the open roads of Asia are beckoning strongly ...

One last note. I'm so incredibly thankful to live next Tori to Yoshida, such an important Shinto shrine dedicated to Inari and her Kitsune. Shinto is beautiful by day and by night and it's totally me.

Tuesday, March 27, 2007

Ninna-Ji


Votre aventurier à son poste de dessin, position du Lotus, Villa Impériale, Kyoto


Lotus de bronze, Ninna-Ji, Kyoto

Lundi super belle journée en perspective, je me dirige vers l'ouest de la ville pour dessiner et je commence par faire un détail d'une porte de la Villa Impériale. Mon ami Robbie me prends en photo, il trouve que je ressemble à un Boudha. C'est à cause de ma position du "Lotus dessinant"... Mais j'attends toujours l'illumination.



Azalée en fleurs devant un des temples de Ninna-Ji

Non, ce ne sont pas des sakuras, je vous mets l'eau à la bouche avec cet azalée, un sakura c'est encore plus beau il paraît mais l'azalée c'est pas si mal non plus n'est-ce pas ?


Toit de Ninna-Ji, avec Ogres-gardiens


Divinité gardienne de Ninna-Ji

Le temple bouddhiste de Ninna-Ji est voisin de Ryoan-Ji, mais il n'est pas Zen comme ce dernier. Il ressemble davantage à Todai-Ji et je crois qu'il fait donc partie de la même pratique bouddhiste. Les deux temples possèdent des divinités dites "mineures" possiblement d'origine shinto, les dieux shinto étant devenus guardien des boudhas, après l'introduction de cette nouvelle pratique spirituelle.
Robbie part en randonnée dans les bois derrière, mais moi je reste pour dessiner. Je trouve intéressants ces ogres (Oni) en hauts des toits que je retrouve souvent dans l'architecture nippone ancienne. Je crois qu'ils gardent des mauvais esprits, mais ils ressemblent beaucoup à des esprits eux-mêmes... énigme. Je vais en dessiner mais cet après-midi j'opte pour un Bouddha qui tient un bouquet de lotus, dessin élaboré qui me prends du temps. Tellement longtemps que lorsque je termine, je me rends compte que je suis enfermé dans le temple ! C'est bien, on nous laisse tranquille, c'est drôle de chercher la porte de sortie d'à côté quand on a perdu la notion du temps...






Bloggin' for Blokes

Monday morning looks like a beautiful day, I decide to go on the west side, back where Ryoan-Ji the Zen temple was, to see the ogres of Ninna-Ji... Robbie decides to come with me, he's gonna go hiking near there. He takes a picture of me drawing a door to the Imperial Palace, he's joking around, telling me I look like a buddha... do you see me with my "Drawing Lotus" style ? I have yet to achieve any great illumination however... the drawing buddha, I sit still longer than any monk anyway.

In Ninna-Ji I take a picture of this flowering tree, this is "just" an Azalea, far from spectacular like the Sakura I hear, just to hype it all up... still pretty, non ? Speaking of buddhas I draw one holding a lotus bouquet during the afternoon, it's a difficult involved drawing, and when I'm done doing all the details I look around, and I find myself locked in the Temple ! It's quite interesting searching for an open side exit, while getting funny looks from the staff inside... the Drawing Buddha, lost in Ninna-Ji...