Friday, May 11, 2007

Beach n' Blog

Bonjour à tous de la jolie ile Thailandaise de Koh Samui, la mer est bleue et le sable est blanc, y'a pas grand chose à dire, et c'est très bien ainsi. Après mon court séjour à Bangkok j'ai opté pour une des îles au Sud, un peu de repos m'attirait ici, après le Japon et son urbanité. Donc, je passe les six prochains jours ici, avant de continuer mon chemin vers le Vietnam.

Bangkok


Le canal Chao Praya

Puissant contraste d'avec le Japon que Bangkok, aussi bruyante mais beaucoup plus chaotique. Je crois que le tourisme est l'industrie principale de ce pays, et tout semble orienté pour que le farang (étranger blanc, je déteste) paie. Tout sent l'arnaque, et la méfiance règne, mais comme toujours, je m'habitue. Le canal de Chao Praya, principale voie navigable de la ville est intéressant. Le pad thai sur la rue est génial aussi.


Wat Phra Kaew

Sous un ciel chargé je me dirige vers le Palais Royal et son temple abrittant le bouddha émeraude (qui est en jade en fait). Aux abords du palais, une impressionante armée de vendeur de cossins m'assaille de tout côté. C'est la saison morte et le touriste est plus rare, donc plus prisé. Comme je suis en short et qu'il faut porter des pantalons pour visiter le temple, une femme sympathique me pointe un endroit où je peux louer des fringues. Mais j'ai un doute, et je vais voir au temple avant s'ils me laissent entrer comme je suis. En effet il faut porter des habits plus formels, mais à l'entrée on peut les emprunter gratuitement. C'est pas beau ca ?


Intérieur du Temple, Wat Phra Kaew

L'intérieur du temple est sublime, couvert de pailletes bleues et or, un décor très chargé comparé à la pureté du Zen. Le bouddha dans sa salle est très joli. Il est petit mais placé tout en haut d'un mandalla formé d'une dizaine de statues et d'une pyramide d'or. Beaucoup de Thais l'implorent.




Ambiance ténébreuse au Palais Royal

En sortant le ciel assombri donne une allure gothique et ténébreuse au palais. Je prends plein de photos, avant que la pluie ne me force à rentrer. Le lendemain c'est une journée tout en dessins, puisque j'ai déjà organisé la suite à Koh Samui, et que j'ai donc plus de temps pour explorer. Je m'imprègne de l'atmosphère tropico-bouddhiste de la ville, avant de la quitter le soir même, un peu à la hâte, elle m'a fait peur au début.




Wat Po





Wat Po avec son bouddha au repos est mon coup de coeur, j'ai dessiné son visage serein, l'ambiance était agréable dans cet oasis mystique en plein épicentre du chaos Bangkokien.


Le Bouddha au repos, Wat Po



En route vers Koh Samui


Ce ferry est immense


Mon amie de Koh Samui Arisa-san et moi en route vers le Guesthouse


Enfin la plage...


Come in here! We've have English menu

Writing from Lamai beach in Koh Samui, where the sea is blue, the sand is white and there is not much to do, and it's just great... Bangkok was so different from Japan it's insane. The noise is even more invasive, and the chaos is just, just too much. I suspect tourism is at least in the top 3 Thailand industries (I hear tourism is on its' way of becoming the world's first), because most of everything I see is geared towards making this farang (white foreigner, lovely word...) pay up. It took me a few days but I wised up to all the silly schemes these people are always concocting, now I'm starting to laugh it up but a few days ago it was quite scary, remember I'm all alone here.

After arranging for my week in the Island, I visited a few temples. Wat Phra Kaew and the Imperial Palace, with its' emerald buddha (jade) and Wat Po with a massive reclining gold buddha. I drew the gigantic buddha's serene visage, and in Wa Phra Kaew I avoided one deceptive scheme; near the main entrance, a helpful lady informed me where I could rent some clothes cheap, being that in this temple, you have to be formally dressed and that I was wearing shorts. Thankfully my intuition kicked in and I decided to go see for myself first. Turns out yes you have to wear pants, but they lend them to you for free! It's like that all over the country; wrong information, people trying to get me to go where they want (jewelry or other stores usually), crazy crazy schemes. Mistrust is at a peak now... I left Bangkok perhaps a little early because that scared me, but I'm wising up in the island now, and not worrying as much.

After twelve long hours on the bus, and five more of waiting, boating and taxibussying to my bungalow, I crashed and pretty much slept all of these past two days. I'm going to motivate myself to draw a little, but the heavy heat and relaxing beaches are making it a little difficult. Life is so hard I bet you're saying, not without reason I think... see you soon with my island pictures.

Friday, May 4, 2007

La Folle Journée au Japon


Départ de la capsule

Dernière journée à Tokyo, hier j'ai visité le marché de poisson, et laissé tombé l'hôtel-capsule, c'est correct mais un peu dispendieux pour ce qui n'est en fait qu'un dortoir, aussi techno qu'il à l'air. C'est surtout le "sysème-capsule" comme mon hôte décrivait, le fait que je n'avais pas accès à mes effets personnels dans la chambre et qu'ils nous fouttait dehors pour 10h00, ce qui avait coupé court à mes communications infrmatiques. Un peu insultant, je suis retourné à ma sympathique auberge Aizuya, et c'est beaucoup plus plaisant.


Distributrice de capsules, celles-ci donnent des petits jouets
qui font des sons de "french maid", léĝèrement pervers tout ca...



Centre International de Tokyo

C'est ma journée "design" à Tokyo, je visite les sites prestigieux et les architectures que j'ai étudié dans mes cours d'université. Le Centre International présente "La folle journée au Japon" qui est en fait une série de concerts de musique classique.


L'araignée du complexe résidentiel de Roppongi Hills


La façade du nouveau musée d'art moderne de Tokyo


Le Prada-Superstore

C'est beau tout ca, mais toute cette consommation et cette richesse inaccessible finit par me lasser. Centres d'achats de luxe, le design sert principalement à vendre et à distraire du reste de la ville, très grise et reconstruite à la hâte (voir à la cheap) après la guerre.


Les nuits de Shibuya

Tsukiji


Débarquement général de Thons, Tsukiji, Tokyo

Tsukiji à 6h30 du matin c'est déjà presque terminé. Mais me lever à 4heures pour aller voir des poissons, je passe mon tour. C'est quand même impressionant toute cette activité. L'encan terminé, c'est l'embarquement des thons pour la ville entière.





À Tukiji je mange le meilleur Sushi de toute ma vie, qui ne sera jamais égalé en fraîcheur c'est certain. Débarqué à 4h00 en provenance de Nouvelle-Zélande et de l'Atlantique-Nord, vendu à 5h00, dans mon assiette à 7h00! Plus frais, il grouillerait encore... c'est étrange de déguster aussi tôt dans une journée, mais c'est génial en même temps. Si délicieux, j'affirme maintenant mon statut ultime de "snob du sushi", plus rien ne m'impressionera à Montréal à ce sujet... Dans une autre journée je quitte le Japon pour Bangkok, je vous écrierai bientôt...


Sanctuaire Shinto au marché de Tsukiji


English Frozen Fresh for cheap here (among other fish for sale...)

Last few days in Tokyo, I left my capsule hotel, which was okay, confortable enough, but it's the "capsule-hotel system" like my host called it that was quite annoying. And they kick us out at 10AM, which put a damper on any clubbing plans, so the next day I went to visit Tsukiji market at 6AM, and left the capsule to go have a nap at my god old Aizuya Inn, much more nice and relaxing.

But before that day, I visited all the "design" places from the magazines and my university classes. The new Museum of Modern Art in Tokyo was my favorite. All this design, this rich consumption, among such a gray rebuilt city, it's such a desire for escape among the japanese, classy but tiring. Too money for me anyway...

The next day I did something crazy. But incredibly cool. I got up around 6AM and went to visit the Tsukiji Fish Market, where it seems all the Tuna in the world, sold frozen at auctions, transits over all the restaurants in Tokyo. Amongst unsane hustle and bustle, I eat the best Sushi of my short life, tastier than all other Sushi I ever ate before, by a quite significat margin. I don't think anything will ever top it, and I reaffirm my ultimate status as a "Sushi-snob"! In only a day I depart from Japan. Write you more from Bangkok, Thailand...

Wednesday, May 2, 2007

Sainara Kyoto


Adieu Kyoto, je t'aime je t'aime je t'aime ... et toi tu m'aimes ?

Derniers jours tout en émotion de quitter belle Kyoto, endroit ou j'ai vécu le plus longtemps après Montréal quand même. Des adieux doux-amers à mes amis de même qu'à mon amoureuse des derniers jours (il fallait bien que je fasse cette heureuse rencontre japonaise à un moment si tardif où je n'ai plus aucune chance de rester. Classique). Sainara Tomoko, Annemieke, Takuya et Atsuko, ainsi que Robbie, je ne vous oublierai pas de sitôt...


Parade shinto des enfants... Kawai ne!


Au menu de cette semaine...

J'ai suivi un autre cours de cuisine chez la charmante Emi-san, cette fois j'ai appris à préparer Sushis, Agedashi-dofu (Cubes de tofus légèrement frits recouverts d'un léger bouillon) et Aubergines en sauce Dengaku (miso blanc). Toujours aussi délicieux, une expérience gratifiante pour mes talents de chef, dont je ne suis peu fier. Emi-san est une québécophile assumée quelle coincidence! Elle a visité Québec, son carnaval ainsi que l'Île d'Orléans, et souhaiterais voir Montréal. C'est drôle les voyages des fois. Même à l'autre bout du monde, on peut trouver des clins d'oeil à notre petite nation.


Dernier soir de brosse avec Robbie et les amis

Le lendemain j'embarque dans le train vers Tokyo (300kmh...zoom!), la vitesse de ce train et le mal des transports qu'il engendre n'est rien pour soulager mon lendemain de veille. Au moins la torture est brève et après deux heures trente, je débarque à la station de Tokyo (débillement immense of course) et poursuis mon chemin vers mon "hôtel" à Akihabara.


Ruelle d'Akihabara, la ville-électrique

Akihabara (surnommée Akiba) est l'endroit techno-japonais le plus développé. Après la deuxième guerre mondiale, un marché noir de l'électro-ménager s'y établit. Plus tard avec le développement technologique, c'est l'ordinateur et l'électronique qui prends le relais. C'est bien entendu débile, ca foissonne de petit kyosques de pièces robotiques, ou électriques ainsi que des périphériques d'ordinateur, bref tout ce que vous pouvez imaginer (et beaucoup, beaucoup plus) de techno, c'est trouvable. Heureusement je n'ai pas vraiment d'argent à gaspiller là-dessus avec mon périple qui se poursuit, je doit économiser mes précieuses ressources.


Premier étage de Yodobashi-Akiba

Un petit mot sur le magasin d'électro Yodobasahi. Imaginez un Futureshop grande surface. Maintenant ajoutez onze étages et une forte dose de crack et vous arriverez peut-être à une vague approximation de ce que c'est. Un Futureshop pour les caméras, un autre pour les périphériques, un autre pour les ordis, un pour l'électro-ménager, un pour la télé, vous me suivez? Et comme l'espace est une denrée très rare à Tokyo, c'est rempli à craquer. De quoi donner un sérieux coup de "techno-vertige" !


Akiba techno-mecque

Et ma capsule à Akihabara...


English wakarimasu ka?

My last week in Kyoto, filled with intense emotion, as I wave Sainara to my friends here... Even a sweet girl that I had a passionate last-minute affair with (a classic. why would I meet someone at the very end of my journey, when it's an absolute certainty that I'm leaving? because that's life). So bittersweet goodbyes to Tomoko, Annemieke, Takuya and Atsuko, as well as my great buddy Robbie. I'll never forget you guys, thanks for the good times!

I took another extra tasty cooking lesson before leaving Kyoto. Learned to properly make sushi, and more Shoujin-Ryori (Buddhist temple based vegetarian cooking). Agedashi (fried-tofu covered with a light broth) and Eggplant in Dengaku (white miso) sauce. Delicious once again, I'm getting this Japanese cooking thang down! I'll be taking special orders soon, so be reeeaaaal nice to me...

Just arrived in Akihabara, Tokyo. When the second world war ended, a grey-market emerged when students began to buy electronic parts in this area to construct radios that they would sell afterwards. Soon, the place grew and with evolving tech, refrigerators, televisions and later computers and cellphones were offered for sale. Anything electro you can imagine (and can't even begin to imagine at all) may be found here, from the cheapest to the most sophisticated. If you want Techno-shock, wander the small alleyways of this place, it's seriously nuts I tell you...

And speaking of nuts check out the nifty pic of my capsule in the neighbourhood, just another normal day in Japan...

Saturday, April 28, 2007

Kyoto - La dernière semaine


Vitrine futuriste devant un magasin (ou un Nightclub?) sur Kyamachi

Bientôt la fin de mon périple japonais j'ai fait quelques premières cette semaine, comme cette première fois sur un scooter ou ma première fois dans le pacifique. C'est aussi une semaine de dernières, comme hier ou c'était mon dernier souper-maison, mes derniers temples, mes derniers dessins...


Dinosaure à l'haleine fraiche, Eiga-mura


Eiga-mura, ou le musée du cinéma, que j'ai visité avec Charles-Éric, l'ami québécois, était plutôt décevant. Étant donné l'heure tardive de notre arrivée, il n'y avait plus beaucoup d'action dans ce décor de carton-pâte aux attractions factices. Mais bon, on a bien ri quand même, particulièrement de voir des geishas et samurai faire le ménage et passer l'aspirateur! Je n'ai pas de photos du dit samourai avec aspiratuer, puisqu'il a dégainé son sabre et posé lorsqu'il m'a vu le zieuter de mon objectif. c'était beaucoup plus drôle avec l'aspirateur!


Il y a tout de même encore des ninjas au Japon...


Façade Est du Sanjusangen-do

Ce temple abrite mille et une effigies de Kannon, cette belle déesse de la miséricorde aux milles bras et trente-trois incarnations. Il y avait aussi des statues d'une trentaine de divinités bouddhiques, dont Ashurah et les douzes généraux bouddhistes. Imaginez milles statues allignées en rang sur une centaine de mètres, ca vaut le coup d'oeil ! Bien protégé par ces milles Kannon et ses généraux, au milieu il y avait un immense Bouddha assi calmement (bien ŝur). Une moine me passe un bâton d'encens pour que je le place en offrande avant de fermer boutique, un geste touchant de simplicité.


Dernière excursion Japonaise - Péninsule d'Ise

Levé vers cinq heures trente je me dirige vers la station de Kyoto, pour prendre le train qui me conduira sur la péniinsule d'Ise, à l'extrémité est du Kansai, sur la rive de l'Océan Pacifique.


Attroupement d'écoliers en train

J'en ai pour trois heures de train, puisque j'ai économisé en choisissant le local, plus long. Je ne regrette pas cette décision, c'est incroyable de voir cette masse d'écolier et de courrir avec eux rattraper le prochain train lors des nombreux changements.


Entre deux villes au Japon

Le train local me permet aussi de voir les contrées nippones, le train haute-vitesse lui, emprunte un axe fortement urbanisé, et défile à trop vive allure pour bien admirer le paysage. Ici c'est le pied. Montagnes, collines, petits villages, rizières et routes de campagne, c'est beau et ca fait changement (et me donne hâte au Vietnam)... L'atmosphère ressentie est aussi plus détendue, le stress ambiant des japonais est un peu relâché hors des tentaculaires grands centres, dont Kyoto, bien que dans une moindre mesure, fait aussi partie. Enfin nous débarquons à Ise, mon coloc Robbie et moi, pour voir la première de nos deux destinations, soit le grand sanctuaire d'Ise.


Autel Kitsune, grand sanctuaire d'Ise

Ceux qui me suivent avec assiduité connaissent mon engouement face au charmes du renard Kitsune, une des figures traditionnelle du Shintoïsme. Par hasard nous tombons sur ce magnifique autel au nombre irréel de statuettes miniatures.


Statuettes Kitsune

Il est plutôt rare de rencontrer un sanctuaire dédié au Kitsune lui-même, celui-ci étant généralement placé en serviteur et gardien d'Inari, devant l'autel de cette divinité incarnant le riz et la prospérité. Mais ici c'est le renard lui-même qui est à l'honneur!


Singe déguisé en moine Shinto posant avec une touriste

Près du grand sanctuaire il y a un petit centre de magasins et restaurants destinés aux visiteurs. Dans une des petites rues nous appercevons cette malheureuse petite bête. Ce genre de coutume d'utiliser des animaux en tant qu'amuseurs publics a toujourds déplu à ma sensibilité québécoise nord-américaine. Mais le Japon c'est aussi l'Asie, où ce genre de pratique est assez courante.


Immense cèdre mature à Ise-Jingu

Le grand sanctuaire d'Ise, ou Ise-Jingu (a l'opposé de Jinja, suffixe courant de tous les autres lieux Shinto), est le centre spirituel du Japon primal. Je me devais de visiter ce lieux qui est un peu comme la mecque des japonais, là où ils doivent pélerinner une fois dans leur vie. Ce sanctuaire est dédié à Amaterasu, la déesse-soleil, ancêtre de la famille impériale et gardienne mythique du Japon entier.


Keiku, autel d'Amaterasu, Ise-Jingu

Le Shinto c'est le contact primitif avec la nature, avec les forces puissantes et la mort. Et Ise est son centre. Un sanctuaire Shinto est toujours composé des mêmes éléments; un autel recouvert d'un tit de paille, placé au milieu de cèdres anciens, derrière une Torii (la porte mystique). Ici l'autel est entouré d'une barrière et le passage mystique devant sa façade pour l'adoration est recouvert d'un drap. La cour intérieure inaccessible est recouverte de caillous gris et blanc, dessinant un chemin vers l'autel. C'est si beau et si profond tout ca.


Le Shinto; de paille, de boue et d'or !


Le second haut-lieux d'Ise ; Meoto-Iwa


Meoto-Iwa, les rochers liés

Le dernier (mais le premier en fait) sanctuaire originel du Japon visité à Ise est Meoto-Iwa, les rochers amoureux, incarnant Izanami et Izanagi. Izanami et Izanagi sont les premiers "Dieux" du Japon. Ce sont eux qui ont mis le Japon et ses Kamis (esprits, Divinités) au monde, et ce sont eux qui ont créés ses iles, à l'aide d'une lance trempée à même l'océan originel. Cette origine "aquatique" rapelle fortement la création de l'amérique (l'ile de la tortue) dans les mythes de création des premières nations.

Une autre histoire d'Izanami et Izanagi est mythologiquement universelle, faisant référence au mythe d'Orphée descendant aux enfers. En effet, à l'instar d'Orphée qui brava la mort pour rejoindre son amante, Izanami, épris de remords et amoureux éternel, tenta de ramener sa compagne (Izanagi, décédée après avoir donné naissance à Susanoo, dieu des tempêtes) du monde des morts, mystère d'aucun de nous mortels n'a jamais été en mesure de revenir, d'élucider. Et tout comme Orphée, même le puissant dieu Izanami échoua dans sa tentative.

C'est exactement cette culture que je venais apprendre et je me sens si renforcé créativement de toute cette découverte augmentée de mes savoirs et recherches. Je dessine les rochers en hommage à ce Japon mystique que je m'apprète à quitter. Et fais mes aux-revoirs au Japon dans le lieux ou il fut imaginé. C'est comme avoir remonté en arrière, pénétrer de l'extérieur pour finalement terminer dans son origine. Je suis peut-être étranger à ces iles, mais je peux maintenant affirmer en connaître son esprit.


Stone covered ground, Ise-Jingu, Japan

Yin-Y-English

This is a week of firsts and a week of lasts. First scooter ride, first time on the pacific, but last temples in Japan, last home-cooked meal in Yoshida, last drawings...

Went to Eiga-mura (pictured first) at the beginning of the week. It was kind of boring, as Charles-Éric, my québécois friend in Japan and I arrived late, nothing much was going on in this amusement park/movie backdrops. The funniest thing was seeing a samurai vaccuuming the halls. Wished I had a picture, but when he saw me aiming my camera objective, he took out his katana and posed for me.

Also visited an insane temple Senjusangen-Do (three thousand and three, in reference to the 3003 heads of the 1000 eleven-headed Kannon statues, got those numbers right?); Inside there are actually 1001 statues of Kannon, thousand-armed buddhist goddess of mercy. With thirthy-three incarnations for each Kannon, that means your prayers are heard by 33,033 kannons, with 33,033,000 arms ! Just numerologically messing with your heads... It was quite impressive actually, all those goddesses lined up and flanking a massive lotus-sitting Bouddha.

My last important visit in Kansai was Ise peninsula where I saw two things; the Grand Shrine of Ise, and Meoto-Iwa, the husband and wife rocks. The grand Shrine is dedicated to Amaterasu, spirit of the Sun, and mythical ancestress of the imperial lineage. Shinto, the religion of Japan is quite fascinating to me, because I see many mythologically universal parallels with many other myths of the world, european and native-american. Shintoism is about our relationship with the natural world and the supernatural elements beyond our control, such as fertility and death.

A shinto santuary is composed of a few primal elements. A sacred shrine with a tatched rooof placed within a grove of trees (usually cedars), beyond a symbolic passage, behind the mystical Torii gate. The grand shrine of Ise is like the Mecca of the Japanese, who have to visit the place at least once in a lifetime. The inner shrine itself is closed to the public, and even the view beyond the offering altar is obscured by a white sheet. The materials themselves are very fascinating; straw, mud and ... gold! The ground in Ise was also singularly covered with white and grey rocks representing a passage road. I offered an offering to the sun-goddess, clapped my hands twice, bowed (twice before, once after) and made my way to my ultimate destination; Meoto-Iwa.

It is quite fascinating how what is probably the last spiritual place I visit in Japan is the exact point where it was conceived in the minds of its people. Meoto-Iwa, or the husband and wife rocks, is a symbolic representation of Izanami and Izanagi the creator deities of mythical Japan. By dipping a lance in the waters (such a strong sexual reference if ever there was one), the couple create Japan. When the curdling mud drips from the staff, the islands are formed. This recalls the "muddy" creation myths of my own homeland, America, the continent known as Turtle-island among its first inhabitants. Among our first people, Coyote created Turtle-Island with a handful of mud given to him by Duck who had dove in the primordial waters, and blowing on it, enlarging it.

Another important story, recalling the myth of Orpheus descending into Hades, the land of the dead to reclaim his lost love, is also embodied between the two loving deities, symbolized by the linked rocks. Izanami also descended in the lands of the dead in an attempt to recapture Izanagi his love, who died giving birth to the storm-spirit Susanoo. And just like Orpheus, Izanami fails to bridge the gap between the living and the dead, where even the gods do not come back. I am so privileged to have access to all this culture supplementing my increasing knowledge of the essential stories, reenforcing my creative spirit... See you soon my friends.

Sunday, April 22, 2007

Le Boss et les derniers Temples

Bonjour à tous, je suis irrégulier sur le blog de ce temps-ci, parce que je finis les derniers préparatifs de mon départ de Kyoto, et que j'intensifie la visite des lieux, vu que ca achève. Je visite les quelques amis que j'ai ici, je dessine autant et ma liste des dernières choses à voir qui ne finit de s'allonger...


Ce mec est partout!

Certains visages on les voit vraiment partout ici (comme Brad Pitt et Camron Diaz sur les pubs de cellulaires SoftBank), mais surtout Tommy Lee Jones. Tommy est placardé sur presques toutes les distributrices de boissons, et je trouve qu'il n'a pas vraiment l'air heureux de ce fait... On dirait qu'ils ont pris sa photo un dimanche matin, alors qu'il avait pris une sérieuse cuite la veille. Photographe;"Tommy-san genki desu ka?" Tommy;"j'temmerde connard...". Et non, je n'ai pas trouvé de machine distributrices de petites culottes usagées ou autres perversions du genre, c'est un mythe, une légende urbaine. Par contre, il est possible de se procurer de l'alcool dans les machines, alors un petit jeune peut économiser son allocation et se payer une cuite à 10ans!


Kyomizu-Dera


Entrée principale du temple


Le grand balcon vu de l'autre grand balcon, Kyomizu-Dera


Effigies simples du bouddha en humble pierre tombale ancestrale

Kyomizu-Dera signifie temple de l'eau pure et est dédié à Kannon, déesse bouddhique de la miséricorde. Il est plein de touristes par les temps qui courent, les écoliers surtout sont en visite culturelle, certains ont l'air de s'emmerder pas possible dans les temples. Des touristes il y en a des trombes maintenant.


Nishi Hongan-Ji

Détail des lions en garde sur la porte Karammon, Nishi Hongan-Ji

Nishi hongan-Ji, perdu dans le centre-ville près de Kyoto est un immense complexe de l'école Shingon, dite "de la terre pure", une branche japonaise du bouddhisme qui croit en une éventuelle réincarnation dans un paradis de pureté. C'est une des branche les plus ouvertes et les plus "convertissante" du bouddhisme. J'étais surtout intéressé par la fantastique et colorée Karammon, la porte de côté toute en couleur et fourmillante de créatures mythiques. Elle est si ... vivante ... mystérieuse ... quel est le secret de la Karammon?



Même pour un Japonais je suis pas vraiment si grand on dirait...

Un autre moment "skecth artist-superstar", je dessine devant la porte et des groupes d'écolières viennent inspecter mon cahier et me lancer leurs désormais classiques "sugoi!" (trop cool!). Les profs me font la causette en anglais balbutiés et m'introduisent à leurs classes; "C'est un français du Canada, il est venu dessiner" -"oooooh...!" et ils insistent après pour prendre des photos, c'est si cocasse. Mais je me prête volontier à ce jeu rigolo, c'est flatteur, j'aime les ados et ils me le rendent toujours bien.


Moines en contemplation du balais et du gravier

Je continue mon périple de dessinateur à Nishi Hongan-Ji, après une pause à l'intérieur pour les chants liturgiques de cinq heure, une harmonie de voix graves de moines mystiques. Quelques autres touristes sont au bord du temple à prendre des photos, moi je préfère être à genoux au milieux des croyants et gouter à tout. Ca me fait sentir plus "de l'intérieur" bien que je ne serai jamais l'un des leurs, c'est bien d'y croire un instant de temps en temps.

Astro le petit robot, devant la tour de Kyoto

Ozamu Tezuka, créateur de l'animation moderne japonaise, le Walt Disney du Japon en quelques sorte, est un héros national, ses personnages se retrouvent sur les autocars et aux stations de métro. Astro s'est même vu octroyé la citoyenneté japonaise en 2003, année de sa naissance dans le récit, par sa ville natale, lui qui avait eu tant de difficulté à l'obtenir dans la série. Je suis d'ailleurs allé voir un film d'Astro (tenshan atomu au Japon), il fallait bien que je visionne un film d'animation dans un cinéma au Japon, moi qui fut bercé par la japanimation depuis ma tendre enfance. C'était difficile de suivre sans les sous-titres mais bon, c'était pas vraiment compliqué l'histoire non plus.


Kinkaku-Ji


Kinkaku-Ji sur le lac, couvert de sa feulle d'or


Seconde vue de Kinkaku-Ji

Ce temple est l'un des incontournable d'une visite touristique, mais il ne m'attirait pas tellement, je craignais l'attrape-touriste, et mon intuition avait un peu raison. Il n'y a pas de jardin à visiter ou d'oeuvres d'art à contempler, le droit d'entrée est davantage un droit de photographier, ce qui est un peu poche.

Arrivé sur les lieux je me trouve un coin pour grignoter, mais un des employés me chasse de l'endroit, prétextant que je suis trop près des machines distributrices de films-photos (je ne sais pas, ma bouffe s'infiltrerait dans les craques de la machine et la détruirait). Mais je me suis vengé en rentrant gratuitement avec un billet que des français rencontrés m'ont donné, billet qui n'est jamais déchiré. Ha Ha ! Prenez ca bandes de coincés, je vous emmerde !

C'est quand même joli. Ce temple est le penchant solaire de Ginkakuji, le temple lunaire qui lui n'a jamais reçu son habit de feuille d'argent, dommage. Son jardin zen que j'avais visité hors-saison au début était époustoufflant. Je le préfère largement. À Kinkakuji j'ai aussi rencontré quelques vietnamiens, vraiment amicaux, surtout lorsque je les ai salué de mon "xin choi" (bonjour) et de mon "cam on" (merci), les seuls mots que je connais dans cette langue. J'ai bien hâte de visiter ce pays attirant.

Hé oui, mon périple japonais achève, je suis un peu mélancolique (c'est de moi qu'on parle ici tout de même), mais j'ai bien hâte d'entreprendre la prochaine étape, et de voyager autrement. Nomade, gitan sur la route, jamais au même endroit plus d'une semaine, ce sera très différent et ca m'intrigue. En passant, bonne journée de la terre, qui achève de votre côté et qui est déjà passée ici, fermez quelques lumières et prenez le métro, c'est bon pour nous tous, pensez à moi, et à mon objectif Kyoto...



English is Boss ( don't tell Tommy Lee Jones)

This guy is everywhere! Along with Brad P. and Cameron D. (selling cell-phones), Tommy Lee is the most ubiquitous gaijin face in the country. He looks quite pissed about that fact too, for some reason they saw fit to print this picture, where it seems Tommy couldn't care less about the millions they are probably giving him.

I didn't blog with utmost regularity because I'm quite busy preparing the next stage and visiting the last sites on my list, before the quickly oncoming conclusion of my first Japan travels. I shopped with a dutch frined for a few souvenirs and visited quite a few temples, like Kyomizu-Dera (massive and mystical, full of visitors), dedicated to Kannon, my favorite goddess of Buddhism, her of infinite mercy and thousand arms.

Nishi Hongan-Ji was very fun, The Karramon door, (heavily pictured above) is beautiful and atypicaly colorful. I went in and chanted with all the believers (nam-amida-butsu), watched an army of monks contemplating gravel and brooms, and had my picture taken by a dozen of giggling schoolgirls.

KinkakuJi was a tourist trap, though pretty enough. They annoyingly chased me away from quietly eating my lunch, pretexting I was too close to the sensitive photo-film vending machines, but I took my revenge by sneaking into the place for free, take that you stuck-ups!

I also took this nifty picture of Astroboy (Tenshan Atomu in original Japanese), when I saw him flying in Kyoto station. Otamu Tezuka, creator of modern anime, is a real national treasure here. All his characters are portrayed on buses and train stations. In a very real way, the japanese make no distinction between fine art and mass culture art, I saw an Astroboy movie playing on a huge screen in a planetarium, and it would be quite conceivable to find Japanimation exhibits in fine art museums. Did you know Astroboy was awarded citizenship in 2003, year of his "birth" in the story ? I think that's cute.

That's it, I'm visiting more than ever, a little melancholy to be leaving soon (that's me we are talking about here after all), but very psyched about the next step, where I'll be travelling in a quite different way. This gypsy will be more nomadic, in thailand and Vietnam, never staying long in the same spot, I'm intrigued, and a little scared. Happy earth day Canada, please strart respecting Kyoto and everyone, use a bike or a metro once in a while, it's good for our lungs.