Wednesday, July 25, 2007

Retour sur le Vietnam


Marché public à Hanoi

Maintenant revenu à Montréal depuis un mois, il est grand temps de vous montrer quelques photos et souvenirs, de fermer la boucle de mon voyage en Asie de cette année. Voici donc la première de trois parties, le Nord-Vietnam, pays de splendeurs naturelles d'une beauté hors du commun.

Le Nord donc, avec Hanoi comme point central, géographique tant que politique, puisqu'il s'agit de la capitale gouvernementale du Vietnam, victorieuse auprès de sa grande rivale Saigon au sud (renommée Ho Chi Minh City, balayant d'un grand revers du bras communiste des siècles de romantisme). Hanoi décidément plus pauvre que Saigon, mais plus luxuriante et "authentique" que la métropole économique au Sud.


Embarcations touristiques sur la Baie d'Halong

J'ai beaucoup aimé Hanoi, bien qu'elle était bruyant et intimidante au début. Après quelques jours je l'ai quitté pour passer quelques jours en bateau dans la Baie d'Halong. C'est très très joli Halong, bien que c'est un peu triste de penser que tous ces "Tourist-boats" ont décimé la population aquatique de la baie entière.



Massif de la Baie d'Halong

Géologiquement la région est riche en calcaire, et tous les massif jaillissant de l'eau en saillie sont formés de ce minérail. Il y en a à perte de vue.


La Caverne des merveilles

Nous continuons à naviguer après une nuit sur l'eau plutôt désagréable, ma couchette étant située à côté de la génératrice, le bruit m'empêche de dormir. Plus tard dans la nuit ils ferment les machines, la chaleur devient intolérable. La deuxième nuit dans un hôtel miteux de l'une des îles est beaucoup plus reposante. Nous visitons quelques attractions, dont cette "Caverne aux merveilles", découverte par les colons français, immense et dramatiquement éclairée.


Vue du Belvédère, Parc national de Cat Ba

En groupe nous partons en randonnée sur l'Île de Cat Ba, il fait si chaud qu'après à peine quelques minutes nous sommes tous détrempés, croyez-moi les vendeurs d'eau ont fait des affaires d'or cette journée ! La belle vue du Belvédère chambranlant et rouillé est agréable et rafraichissante bien que légèrement terrifiante ("maximum 5 personne").


Fin de journée, Halong Bay

De retour à Hanoi je prends un train de nuit en direction des montagnes de Sapa, en frontière avec la Chine, au Nord-Ouest du pays.


Débarcadère à la gare de Lao Cai, 5 heures du mat... la brume

La région montageuse du Sapa fut incontestablement mon escale préférée de mon voyage au Vietnam, les paysages naturels étaient époustoufflants et les gens plutôt sympas, même s'ils étaient incroyablement vendeurs.


Fin d'après-midi dans les montagnes du Sapa

Le périple débute par une randonnée vers le premier village tribal, Lao Chai. Je fais connaissance avec mes guides, des jeunes filles de la tribu des H'mong (qui signifie "gens libres"), originaire de Chine et une des nombreuses ethnies du pays. Elles sont allumées ces filles. Treize ans et elles parlent un excellent anglais, et certaines un peu de français, d'espagnol, de japonais et quoi encore, qu'elles ont apprises auprès des touristes, qui leurs achètent babioles et vêtements.


Mao et Mai à l'avant-plan, mes guides montagnardes

Elles sont rigolotes et enjouées nos guides, toujours en train de blaguer avec nous ou de jouer, nous faisons la course en flan de montagne où elles essaient toujours de me faire emprunter un sentier glissant ou escarpé, espérant me voir planter, mais non je résiste. L'agilité de ces filles en montagne est cependant ahurissant. Dum, notre guide et interprète chez les tribus montagnardes m'enseigne la langue H'mong, et quelques jours plus tard je la parle pas si mal. On discute aussi beaucoup de la situation des ethnies au pays, qui s'adaptent tant bien que mal à l'essor de l'industrie touristique. Longtemps déjà, cette industrie a supplantée l'agriculture comme principale source de revenue.


Village Zao de Lao Chai

À Lao Chai chez les Zao, nous étions traités comme des rois, la bouffe qu'elles nous servent est savoureuse et copieuse. Très généreuses, la première nuit auprès des tribus fut assez bien arrosée d'alcol de riz maison, ça décape le boyau ! Mais c'est l'enfer la cuite qui suit le lendemain, surtout lorsqu'il faut partir à la marche en montagne sous un soleil de plomb.


Rizière près de Banh Ho, Sapa

Arrivé au deuxième village, nous partons à la nage dans une chute taillée à même le roc. Relaxant au sublime. Mais je n'ai pas de photos pour vous, mon appareil photo est resté au village. Cet après-midi de farniente restera un moment fort de mon voyage en entier. Je vous l'affirme, la seule raison que j'aurais de retourner au Vietnam serait pour passer quelques mois dans ces montagnes, auprès de H'mong et autres tribus de cette magnifique région. Buffles d'eau, chutes, rizières à flanc de montagne et sommets embrumés, c'est magique tout ça.

Je devrai aussi y retourner pour me venger auprès du chien qui a essayé de me manger le coude et qui m'a coûté très cher en vaccins antirabiques...


La tête dans les nuages, Sapa


Rizières et montagnes, Sapa


Chutes du village de Cat Ca, Sapa


Chèvres négociant un sentier effondré, Sapa



De retour à Hanoi comme toujours, cette fois-ci je débarque du train de nuit à quatre heures trente le matin, tout est noir et fermé. Ne sachant pas trop quoi faire en attendant que l'hôtel où se trouve mon gros sac ouvre, je m'en vais au lac de Hoan Kiem avec quelques autres étrangers dans ma situation. Vers 5h30, des dizaines de Vietnamiens font leur apparition, les plus jeunes pratiquant le jogging, les plus vieux une sorte de gymnastique ressemblant au Tai Chi.

Pour passer le temps une des voyageuses et moi nous joignons au groupe de gymnastique, en fait une série d'étirements rythmée par une musique nostalgique des années 20. Pendant une heure j'accompagne ces braves gens. Soudain l'un d'eux, un viel homme que je soupçonne avoir été un sergent dans l'armée nord-vietnamienne m'interpelle d'un "hmm hmm" et m'indique tout ce que je fais comme erreur de mouvement. Je rigole (à l'intérieur) mais je corrige. Ils sont gentils. Après l'heure d'exercice et d'auto-massage, ils me serrent la main et me saluent. Un bon souvenir. Je regarde les vielles femmes s'adonner au Tai Chi et pratiquer des mouvements avec des accessoires comme ces éventails ci-bas. La semaine prochaine, je poursuis avec le centre du Vietnam, à bientôt...


Danse de l'éventail, Hanoi



Rock the Cat Ba

Now back in Montreal for a month now already, It's past time I posted my Vietnam pictures and brought my Asian travels to a metaphorical close with this. I'll post in three instalments, so here is North Vietnam, country of tremendous natural splendour and great beauty. With Hanoi for center, geographically and politically, the area is home to some awesome spots like mountainous regions bordering China, and limestone bays in Halong.

The first pictures on top are of Halong Bay, where endless limestone formations jut out of the sea, an incredibly lovely spot where I spent a few days. I especially loved Cat Ba island (not pictured) where a passageway over sheer cliffside linked three man-made beaches.

But by far my favorite spot in North Vietnam were the mountains of Sapa. Craggly peaks, cloud-tipped and full of mystery, home to various mountain tribes. I went trekking a few days and stayed the night in a few tribal villages. Our young guides, thirteen year-old H'mong girls were funny, smart and full of spark. With English, some of them spoke a little bit of french, spanish, chinese and japanese, as well as Vietnamese and tribal dialects, very impressive. We had a good time racing down the mountain where they tried to make me slip over muddy trails and such. But no luck, my mountain legs were quite good. With them and Dum, my interpret among the tribes, I learned some H'mong language, which I found I could pick up easier than difficult Vietnamese.

The old woman where we stayed over the first night was very generous with her food and drink, a homemade rice brew that was very strong and very painful the following morning. It was tough going, mountain-trekking in the boiling sun, but I survived. That afternoon some of us went swimming in a hidden waterfall literally carved out of rock. Refreshing and very relaxing.

Thruthfully I could have stayed the whole month in this place, and the only reason I could return to Vietnam, would be to spend more time with the indigenous people of these mountains. I also need to get revenge on the bitch of a dog that tried to eat my elbow and cost me a bundle in anti-rabic vaccines, but that is another story...

Returning in Hanoi train station at around 4h30 in the morning, evrething is closed and dark. There is nothing to do waiting for the hotel where I left my large bag, so I make my way to Hoan Kiem Lake, with a few tourists in the same situation. At about 5h-5h30 dozens of Vietnamese show up, some for jogging, some (especially older people) doing calisthenics, over 1920's music. One of the girls and I decide to join them to spend the time and we end up having a lot of fun. One old man keeps looking at me and goes "hmmm hmm" whenever I make a mistake in my movements. I suspect he might have been a sergeant in the North-Vietnamese regulars or something, quite funny the whole thing. It's also probably the moment in my travels where I felt closest to the Vietnamese, to the Vietnamese state of mind. Man these people get up early...
See you next week when I continue my travel account in central Vietnam.

Saturday, May 19, 2007

Hanoi


Café d'Hanoi

Après mes mésaventures à l'arrivée, je me demandais bien ce qui m'attendais ici, et après mes 13 heures de sommeil plus tard j'avais hâte de découvrir ce pays dont on me dis tant de bien. Je n'ai pas été déçu par Hanoi, une vibrante et belle ville, un peu comme Bangkok, mais couverte d'arbres, ce qui fait du bien dans une ville. L'architecture colonniale est plutôt délabrée, mais ca ajoute une bonne dose de romantisme, malgré le bruit incessant du traffic et de ses klaxons.


Coin de rue d'Hanoi

Les deux premiers jours j'ai visité des temples et arpentés les rues de la ville, son vieux quartier nostalgique et ses boulevards verdoyants. La vie se déroule sur la rue, les maisons sont ouvertes, et les gens sont toujours dehors, à fumer, manger, jouer, c'est si différent de l'occident. J'aime vraiment le look et l'ambiance, je pourrais bien vivre ici si ce n'étais du bruit et du harcèlement constant des taxis particulièrement. Tous les coins de rue on m'interpelle, ca vient lassant, mais c'est comme ca dans les pays en transition entre tradition et économie post-industrielle. Ajoutez une dose de communisme à tout ca...


Circulation à la Vietnamienne

Ici c'est la mobillette qui est reine, il en a un nombre inimaginable sur la rue. Vous connaissez l'expression "Au moins c'est pas le Pérou" ? Et bien ici, c'est comme au pérou on dis, les gens klaxonnent aux intersections au cas ou, il y a très peu de feux de circulation (peu respectés de toute façon) et circuler c'est au plus fort la poche, au plus gros en fait. Tous les gens qui brûlent des feux rouges se réincarnent-ils ici peut-être, pour expier leurs péchés. En tous cas, c'est quelque chose.


Pont sur le lac Hoan Kiem

Coté temple j'ai vus les deux importants du vieux Hanoi, soit Ngoc Som et le temple de la littérature. Ngoc som est dédié à Tranh Hung Dao, un improtant général ayant repoussé plusieurs invasions mongoles. Le Vietnam entier loue un culte aux ancêtres, plus qu'au Japon, qui lui est plutôt Shinto/Nature, ou bouddhique. Et aucun ancêtre n'est aussi choyé que le celui qui aide le Vietnam à chasser l'envahisseur, omniprésent dans son histoire tourmentée.


Tuiles au temple de la littérature

Cette photo me fait penser au concept japonais du Wabi-sabi (vraiment, ne pas confondre avec wasabi). Le wabi-sabi c'est la beauté du désordonné, du rustique imparfait, ou plutôt parfaitement imparfait dans son equilibre décentré. Vous me suivez ? Beaucoup de Wabi-Sabi au Vietnam.


Fillette sur un balcon au Temple de la littérature


Réunion d'élèves pour souligner les méritants

Je suis resté un bon bout dans le Temple de la littérature, j'ai dessiné entouré d'une imposante meute d'ados interressée à faire la conversation avec un jeune artiste sur le pavé, ils étaient vraiment gentils, et leur anglais mieux que n'importe qui que j'ai entendu en Asie, la jeune génération globalisée et anglophile est en bonne santé. Bienvenue au 21e siècle.


Le communisme dans toute sa splendeur rétro-moderne

Au Vietnam, le communisme a été dabord une force de mobilisation contre l'envahisseur colonisant, les français, suivis des japonais et ensuite des américains. Je regarde le communisme de l'extérieur. Socialiste, j'ai toujours respecté la puissance de l'élan révolutionaire, mais le poids de l'état totalitaire qu'il engendre trop souvent m'effraie. J'en ai ressenti (très peu mais assez pour moi) les effets lors de la visite de la mausolée d'Ho Chi Minh, et du musée qui lui est dédié.


J'aime ces statues louangeant la puissance du peuple


Mausolée d'Ho Chi Minh

Ho Chi Minh est incontestablement la personnalité majeure du Vietnam moderne, et les jeunes encore le nomment "Oncle Ho". C'était son anniversaire aujourd'hui. Bonne fête Oncle Ho, vous étiez un ouragan et vous avez véritablement vaincu l'impérialisme.



Ce matin j'ai visité la sépulture de ce héros national toujours exposé, à la manière de Lénine et de Staline aussi je crois. Exposé malgré ses dernières volontés d'ailleurs, ironie de l'état envers son héros ...

Le musée était très intéressant, j'ai particulièrement aimé voir le point de vue idéologique communiste sur l'art moderne. Le lien surréalisme-révolution est très fort pour eux, et me semble juste. Mais j'ai moins apprécié le côté "pré-digéré" de la chose. Le musée, terminé en 1990 en plein post-modernisme, prends vraiment beaucoup de liberté par rapport aux oeuvres modernes qu'il représente. Comme "Guernica" de picasso dont l'on présente "des extraits". C'est un peu répréhensible de présenter une fraction d'une oeuvre d'art, seulement celle qui nous fait bien parraître. On présente Guernica comme étant en opposition au fascisme lorsque bien sûr elle est en opposition à toute la folie humaine moderne et ses machines de guerre totale. Intense visite artistique, mon éducation en arts me permettait l'analyse critique qui s'imposait, super intéressant. Certaines affirmations n'étaient pas mensongères non plus, Chine et Asie communiste n'a de leçon à recevoir de personne. Question; Pourquoi est-ce les peuples les plus pauvres qui font le choix du communisme pour se libérer des influences du capital étranger ?


Cette image semble si intensément romantique, si je vous disais de quoi il s'agissait, ca briserait sa magie



Bon, assez parlé de communisme, ma route se poursuit, demain je visite la baie d'Haloong, et je suis toujours à la recherche de la parfaite Phô ... Au revoir romantique Hanoi, vous êtes des plus belles de toute cité d'Asie.



Down with American-English imperialism!

After my somewhat sketchy entry into Vietnam, after my 13 hours of sleep, couldn't wait to finally visit beautiful romantic Hanoi. No disapointment there... Verdant boulevards, impressive public squares and parks, old french-colonial architecture, this city had a lot to offer. I loved the ambiance of this place, I might have wanted to live there, were it not for the insane levels of incessant noise.

Here traffic is centered around the ever omnipresent horn. Way more important than traffic lights, honking is an art to the Hanoi driver, who use it preemptively when crossing every street corner. This must be where all jaywalkers reincarnate to expunge their errant sins... good thing I'm an avid and talented jaywalker then ! Ah... Montreal.

The food is great, the best sights witnessed included the Temple of Litterature, the Water-Puppet traditional show (a tourist-trap but a fun one), and Ho Chi Minh Mausoleum and Museum.

The most impressive was undoubtedly Ho Chi Minh's Mausoleum, where you can visit and pay hommage to the preserved body of Uncle Ho himself. This was by the way against his final wishes, final irony of the state against its beloved national hero. Today was Mr. Ho Chi Minh's birthday, so many people showed up to pay respects. Happy birthday Uncle Ho, you were a hurricane, you triumphed over all western imperialism and I greatly admire your revolutianary spirit!

The museum was also very instrucional, although terribly preachy, but what can you expect ? They showed modern art to place Ho Chi Minh's life and time into context, the presentation was incredibly astute. I especially appreciated the strong link between surrealism and revolutionnary spirit. I think some very post-modern advisors must have advised the party for the presentation, I've never seen so many liberties taken with the presentation of art. The "selected extracts" from Guernica, by Picasso is an especially reprehensible example, how can you present "selections" from a painting and not the whole image. The meaning was somewhat perverted from an opposition against all human stupidity during toal war to an opposition exclusively against fascism, I don't think this is what Picasso had in mind... It was still interesting to see the communist point of view to modern art, but I was very glad of my university education in the arts and the critical sense it gives me.

Enough about communist doctrine, tomorrow I depart for misty Haloong Bay, and my search for the perfect Phô continues. Goodbye nostalgic Hanoi, you are very beautiful...

Wednesday, May 16, 2007

Xin Choi Vietnam

Départ de Koh Samui, pas fait grand chose, mais j'ai toujours de bons dessins, j'ai appris à dessiner la vague et je parfais mon style japonais... Pris quelques photos d'une baie rocailleuse, discuté avec des voyageurs russes et d'autres canadiens, prenant refuge à nos bungalows pendant les pluies de fin d'après-midi.


Lamai Beach, Koh Samui, Thailande


Rochers à l'extrémité de Koh Samui


Vue futuriste du nouvel aéroport de Bangkok

Suvarnabhumi, le nouvel aéroport est le plus morderne que j'ai vu à date. Il n'est pas aussi immense que d'autres comme Narita ou Heathrow, mais il est très "space-age".


Dieux et démons tirant le Naga à l'aéroport

Après la plage, direction Hanoi, Vietnam. une heure de Mini-Taxi, trois heures de Bateau, tris heures d'attente,dix heures d'autobus, qautre heures à l'aéroport, deux heures de vol et une mauvaise virée de Taxi (ils essaient de m'extorquer 1million de Dong, je suis épuisé et je ne sais pas s'ils me niaisent, finalement je m'en tire pour 20$ U.S. le double du prix d'un taxi normal, ma première embrouille en Asie ne se termine pas trop mal). Plus jamais de taxi privé, en Thaïlande on économise, ici c'est risqué. Eprouvé je me couche à l'hôtel Hanoi Star, et quatorze heures de sommeil climatisé plus tard, je suis enfin prêt à visiter ce pays... On vie et on apprends. À plus tard.



Commies know English now! Be affraid...

Spent my week in Koh Samui in Thailand, relaxing on the beach, drawing my japanese-style waves and ocean rocks (loved that), ate more Pad Thais than I care for, and chatted it up with russians and canadians while taking shelter from the afternoon thunderstorms in our bungalows.

Then my journey onwards to Hanoi began... it was a tough one. 1 hour of minibus-taxi (hectic), one hour of waiting on the pier. Three hours of boat, three more to wait, Ten hours of bus to Bangkok, 4 hours of waiting in Suvarnabhumi airport (ultramodern). Finally two hours of flying and a very dodgy private cab ride (who tried to extort 200US$ from poor old me, my first scam in Asia, I managed to settle for 20US$, double the price of a "normal" cab). After 27 hours of travelling, exhausted and terrified, I sleep for fourteen hours of air-conditionned goodness. Now I'm ready to visit Hanoi this morning. Keep you informed and entertined some more very soon my friends, later...


Quick word of advice; never take private taxis, maybe in Thailand OK, but here in Vietnam never. I got real affraid when they tried to extort 2million dongs (200$U.S.) from me, alone and far from home. You live and learn. Be careful when you get exhausted, your "scam-radar" can malfunction.

Friday, May 11, 2007

Beach n' Blog

Bonjour à tous de la jolie ile Thailandaise de Koh Samui, la mer est bleue et le sable est blanc, y'a pas grand chose à dire, et c'est très bien ainsi. Après mon court séjour à Bangkok j'ai opté pour une des îles au Sud, un peu de repos m'attirait ici, après le Japon et son urbanité. Donc, je passe les six prochains jours ici, avant de continuer mon chemin vers le Vietnam.

Bangkok


Le canal Chao Praya

Puissant contraste d'avec le Japon que Bangkok, aussi bruyante mais beaucoup plus chaotique. Je crois que le tourisme est l'industrie principale de ce pays, et tout semble orienté pour que le farang (étranger blanc, je déteste) paie. Tout sent l'arnaque, et la méfiance règne, mais comme toujours, je m'habitue. Le canal de Chao Praya, principale voie navigable de la ville est intéressant. Le pad thai sur la rue est génial aussi.


Wat Phra Kaew

Sous un ciel chargé je me dirige vers le Palais Royal et son temple abrittant le bouddha émeraude (qui est en jade en fait). Aux abords du palais, une impressionante armée de vendeur de cossins m'assaille de tout côté. C'est la saison morte et le touriste est plus rare, donc plus prisé. Comme je suis en short et qu'il faut porter des pantalons pour visiter le temple, une femme sympathique me pointe un endroit où je peux louer des fringues. Mais j'ai un doute, et je vais voir au temple avant s'ils me laissent entrer comme je suis. En effet il faut porter des habits plus formels, mais à l'entrée on peut les emprunter gratuitement. C'est pas beau ca ?


Intérieur du Temple, Wat Phra Kaew

L'intérieur du temple est sublime, couvert de pailletes bleues et or, un décor très chargé comparé à la pureté du Zen. Le bouddha dans sa salle est très joli. Il est petit mais placé tout en haut d'un mandalla formé d'une dizaine de statues et d'une pyramide d'or. Beaucoup de Thais l'implorent.




Ambiance ténébreuse au Palais Royal

En sortant le ciel assombri donne une allure gothique et ténébreuse au palais. Je prends plein de photos, avant que la pluie ne me force à rentrer. Le lendemain c'est une journée tout en dessins, puisque j'ai déjà organisé la suite à Koh Samui, et que j'ai donc plus de temps pour explorer. Je m'imprègne de l'atmosphère tropico-bouddhiste de la ville, avant de la quitter le soir même, un peu à la hâte, elle m'a fait peur au début.




Wat Po





Wat Po avec son bouddha au repos est mon coup de coeur, j'ai dessiné son visage serein, l'ambiance était agréable dans cet oasis mystique en plein épicentre du chaos Bangkokien.


Le Bouddha au repos, Wat Po



En route vers Koh Samui


Ce ferry est immense


Mon amie de Koh Samui Arisa-san et moi en route vers le Guesthouse


Enfin la plage...


Come in here! We've have English menu

Writing from Lamai beach in Koh Samui, where the sea is blue, the sand is white and there is not much to do, and it's just great... Bangkok was so different from Japan it's insane. The noise is even more invasive, and the chaos is just, just too much. I suspect tourism is at least in the top 3 Thailand industries (I hear tourism is on its' way of becoming the world's first), because most of everything I see is geared towards making this farang (white foreigner, lovely word...) pay up. It took me a few days but I wised up to all the silly schemes these people are always concocting, now I'm starting to laugh it up but a few days ago it was quite scary, remember I'm all alone here.

After arranging for my week in the Island, I visited a few temples. Wat Phra Kaew and the Imperial Palace, with its' emerald buddha (jade) and Wat Po with a massive reclining gold buddha. I drew the gigantic buddha's serene visage, and in Wa Phra Kaew I avoided one deceptive scheme; near the main entrance, a helpful lady informed me where I could rent some clothes cheap, being that in this temple, you have to be formally dressed and that I was wearing shorts. Thankfully my intuition kicked in and I decided to go see for myself first. Turns out yes you have to wear pants, but they lend them to you for free! It's like that all over the country; wrong information, people trying to get me to go where they want (jewelry or other stores usually), crazy crazy schemes. Mistrust is at a peak now... I left Bangkok perhaps a little early because that scared me, but I'm wising up in the island now, and not worrying as much.

After twelve long hours on the bus, and five more of waiting, boating and taxibussying to my bungalow, I crashed and pretty much slept all of these past two days. I'm going to motivate myself to draw a little, but the heavy heat and relaxing beaches are making it a little difficult. Life is so hard I bet you're saying, not without reason I think... see you soon with my island pictures.

Friday, May 4, 2007

La Folle Journée au Japon


Départ de la capsule

Dernière journée à Tokyo, hier j'ai visité le marché de poisson, et laissé tombé l'hôtel-capsule, c'est correct mais un peu dispendieux pour ce qui n'est en fait qu'un dortoir, aussi techno qu'il à l'air. C'est surtout le "sysème-capsule" comme mon hôte décrivait, le fait que je n'avais pas accès à mes effets personnels dans la chambre et qu'ils nous fouttait dehors pour 10h00, ce qui avait coupé court à mes communications infrmatiques. Un peu insultant, je suis retourné à ma sympathique auberge Aizuya, et c'est beaucoup plus plaisant.


Distributrice de capsules, celles-ci donnent des petits jouets
qui font des sons de "french maid", léĝèrement pervers tout ca...



Centre International de Tokyo

C'est ma journée "design" à Tokyo, je visite les sites prestigieux et les architectures que j'ai étudié dans mes cours d'université. Le Centre International présente "La folle journée au Japon" qui est en fait une série de concerts de musique classique.


L'araignée du complexe résidentiel de Roppongi Hills


La façade du nouveau musée d'art moderne de Tokyo


Le Prada-Superstore

C'est beau tout ca, mais toute cette consommation et cette richesse inaccessible finit par me lasser. Centres d'achats de luxe, le design sert principalement à vendre et à distraire du reste de la ville, très grise et reconstruite à la hâte (voir à la cheap) après la guerre.


Les nuits de Shibuya

Tsukiji


Débarquement général de Thons, Tsukiji, Tokyo

Tsukiji à 6h30 du matin c'est déjà presque terminé. Mais me lever à 4heures pour aller voir des poissons, je passe mon tour. C'est quand même impressionant toute cette activité. L'encan terminé, c'est l'embarquement des thons pour la ville entière.





À Tukiji je mange le meilleur Sushi de toute ma vie, qui ne sera jamais égalé en fraîcheur c'est certain. Débarqué à 4h00 en provenance de Nouvelle-Zélande et de l'Atlantique-Nord, vendu à 5h00, dans mon assiette à 7h00! Plus frais, il grouillerait encore... c'est étrange de déguster aussi tôt dans une journée, mais c'est génial en même temps. Si délicieux, j'affirme maintenant mon statut ultime de "snob du sushi", plus rien ne m'impressionera à Montréal à ce sujet... Dans une autre journée je quitte le Japon pour Bangkok, je vous écrierai bientôt...


Sanctuaire Shinto au marché de Tsukiji


English Frozen Fresh for cheap here (among other fish for sale...)

Last few days in Tokyo, I left my capsule hotel, which was okay, confortable enough, but it's the "capsule-hotel system" like my host called it that was quite annoying. And they kick us out at 10AM, which put a damper on any clubbing plans, so the next day I went to visit Tsukiji market at 6AM, and left the capsule to go have a nap at my god old Aizuya Inn, much more nice and relaxing.

But before that day, I visited all the "design" places from the magazines and my university classes. The new Museum of Modern Art in Tokyo was my favorite. All this design, this rich consumption, among such a gray rebuilt city, it's such a desire for escape among the japanese, classy but tiring. Too money for me anyway...

The next day I did something crazy. But incredibly cool. I got up around 6AM and went to visit the Tsukiji Fish Market, where it seems all the Tuna in the world, sold frozen at auctions, transits over all the restaurants in Tokyo. Amongst unsane hustle and bustle, I eat the best Sushi of my short life, tastier than all other Sushi I ever ate before, by a quite significat margin. I don't think anything will ever top it, and I reaffirm my ultimate status as a "Sushi-snob"! In only a day I depart from Japan. Write you more from Bangkok, Thailand...

Wednesday, May 2, 2007

Sainara Kyoto


Adieu Kyoto, je t'aime je t'aime je t'aime ... et toi tu m'aimes ?

Derniers jours tout en émotion de quitter belle Kyoto, endroit ou j'ai vécu le plus longtemps après Montréal quand même. Des adieux doux-amers à mes amis de même qu'à mon amoureuse des derniers jours (il fallait bien que je fasse cette heureuse rencontre japonaise à un moment si tardif où je n'ai plus aucune chance de rester. Classique). Sainara Tomoko, Annemieke, Takuya et Atsuko, ainsi que Robbie, je ne vous oublierai pas de sitôt...


Parade shinto des enfants... Kawai ne!


Au menu de cette semaine...

J'ai suivi un autre cours de cuisine chez la charmante Emi-san, cette fois j'ai appris à préparer Sushis, Agedashi-dofu (Cubes de tofus légèrement frits recouverts d'un léger bouillon) et Aubergines en sauce Dengaku (miso blanc). Toujours aussi délicieux, une expérience gratifiante pour mes talents de chef, dont je ne suis peu fier. Emi-san est une québécophile assumée quelle coincidence! Elle a visité Québec, son carnaval ainsi que l'Île d'Orléans, et souhaiterais voir Montréal. C'est drôle les voyages des fois. Même à l'autre bout du monde, on peut trouver des clins d'oeil à notre petite nation.


Dernier soir de brosse avec Robbie et les amis

Le lendemain j'embarque dans le train vers Tokyo (300kmh...zoom!), la vitesse de ce train et le mal des transports qu'il engendre n'est rien pour soulager mon lendemain de veille. Au moins la torture est brève et après deux heures trente, je débarque à la station de Tokyo (débillement immense of course) et poursuis mon chemin vers mon "hôtel" à Akihabara.


Ruelle d'Akihabara, la ville-électrique

Akihabara (surnommée Akiba) est l'endroit techno-japonais le plus développé. Après la deuxième guerre mondiale, un marché noir de l'électro-ménager s'y établit. Plus tard avec le développement technologique, c'est l'ordinateur et l'électronique qui prends le relais. C'est bien entendu débile, ca foissonne de petit kyosques de pièces robotiques, ou électriques ainsi que des périphériques d'ordinateur, bref tout ce que vous pouvez imaginer (et beaucoup, beaucoup plus) de techno, c'est trouvable. Heureusement je n'ai pas vraiment d'argent à gaspiller là-dessus avec mon périple qui se poursuit, je doit économiser mes précieuses ressources.


Premier étage de Yodobashi-Akiba

Un petit mot sur le magasin d'électro Yodobasahi. Imaginez un Futureshop grande surface. Maintenant ajoutez onze étages et une forte dose de crack et vous arriverez peut-être à une vague approximation de ce que c'est. Un Futureshop pour les caméras, un autre pour les périphériques, un autre pour les ordis, un pour l'électro-ménager, un pour la télé, vous me suivez? Et comme l'espace est une denrée très rare à Tokyo, c'est rempli à craquer. De quoi donner un sérieux coup de "techno-vertige" !


Akiba techno-mecque

Et ma capsule à Akihabara...


English wakarimasu ka?

My last week in Kyoto, filled with intense emotion, as I wave Sainara to my friends here... Even a sweet girl that I had a passionate last-minute affair with (a classic. why would I meet someone at the very end of my journey, when it's an absolute certainty that I'm leaving? because that's life). So bittersweet goodbyes to Tomoko, Annemieke, Takuya and Atsuko, as well as my great buddy Robbie. I'll never forget you guys, thanks for the good times!

I took another extra tasty cooking lesson before leaving Kyoto. Learned to properly make sushi, and more Shoujin-Ryori (Buddhist temple based vegetarian cooking). Agedashi (fried-tofu covered with a light broth) and Eggplant in Dengaku (white miso) sauce. Delicious once again, I'm getting this Japanese cooking thang down! I'll be taking special orders soon, so be reeeaaaal nice to me...

Just arrived in Akihabara, Tokyo. When the second world war ended, a grey-market emerged when students began to buy electronic parts in this area to construct radios that they would sell afterwards. Soon, the place grew and with evolving tech, refrigerators, televisions and later computers and cellphones were offered for sale. Anything electro you can imagine (and can't even begin to imagine at all) may be found here, from the cheapest to the most sophisticated. If you want Techno-shock, wander the small alleyways of this place, it's seriously nuts I tell you...

And speaking of nuts check out the nifty pic of my capsule in the neighbourhood, just another normal day in Japan...

Saturday, April 28, 2007

Kyoto - La dernière semaine


Vitrine futuriste devant un magasin (ou un Nightclub?) sur Kyamachi

Bientôt la fin de mon périple japonais j'ai fait quelques premières cette semaine, comme cette première fois sur un scooter ou ma première fois dans le pacifique. C'est aussi une semaine de dernières, comme hier ou c'était mon dernier souper-maison, mes derniers temples, mes derniers dessins...


Dinosaure à l'haleine fraiche, Eiga-mura


Eiga-mura, ou le musée du cinéma, que j'ai visité avec Charles-Éric, l'ami québécois, était plutôt décevant. Étant donné l'heure tardive de notre arrivée, il n'y avait plus beaucoup d'action dans ce décor de carton-pâte aux attractions factices. Mais bon, on a bien ri quand même, particulièrement de voir des geishas et samurai faire le ménage et passer l'aspirateur! Je n'ai pas de photos du dit samourai avec aspiratuer, puisqu'il a dégainé son sabre et posé lorsqu'il m'a vu le zieuter de mon objectif. c'était beaucoup plus drôle avec l'aspirateur!


Il y a tout de même encore des ninjas au Japon...


Façade Est du Sanjusangen-do

Ce temple abrite mille et une effigies de Kannon, cette belle déesse de la miséricorde aux milles bras et trente-trois incarnations. Il y avait aussi des statues d'une trentaine de divinités bouddhiques, dont Ashurah et les douzes généraux bouddhistes. Imaginez milles statues allignées en rang sur une centaine de mètres, ca vaut le coup d'oeil ! Bien protégé par ces milles Kannon et ses généraux, au milieu il y avait un immense Bouddha assi calmement (bien ŝur). Une moine me passe un bâton d'encens pour que je le place en offrande avant de fermer boutique, un geste touchant de simplicité.


Dernière excursion Japonaise - Péninsule d'Ise

Levé vers cinq heures trente je me dirige vers la station de Kyoto, pour prendre le train qui me conduira sur la péniinsule d'Ise, à l'extrémité est du Kansai, sur la rive de l'Océan Pacifique.


Attroupement d'écoliers en train

J'en ai pour trois heures de train, puisque j'ai économisé en choisissant le local, plus long. Je ne regrette pas cette décision, c'est incroyable de voir cette masse d'écolier et de courrir avec eux rattraper le prochain train lors des nombreux changements.


Entre deux villes au Japon

Le train local me permet aussi de voir les contrées nippones, le train haute-vitesse lui, emprunte un axe fortement urbanisé, et défile à trop vive allure pour bien admirer le paysage. Ici c'est le pied. Montagnes, collines, petits villages, rizières et routes de campagne, c'est beau et ca fait changement (et me donne hâte au Vietnam)... L'atmosphère ressentie est aussi plus détendue, le stress ambiant des japonais est un peu relâché hors des tentaculaires grands centres, dont Kyoto, bien que dans une moindre mesure, fait aussi partie. Enfin nous débarquons à Ise, mon coloc Robbie et moi, pour voir la première de nos deux destinations, soit le grand sanctuaire d'Ise.


Autel Kitsune, grand sanctuaire d'Ise

Ceux qui me suivent avec assiduité connaissent mon engouement face au charmes du renard Kitsune, une des figures traditionnelle du Shintoïsme. Par hasard nous tombons sur ce magnifique autel au nombre irréel de statuettes miniatures.


Statuettes Kitsune

Il est plutôt rare de rencontrer un sanctuaire dédié au Kitsune lui-même, celui-ci étant généralement placé en serviteur et gardien d'Inari, devant l'autel de cette divinité incarnant le riz et la prospérité. Mais ici c'est le renard lui-même qui est à l'honneur!


Singe déguisé en moine Shinto posant avec une touriste

Près du grand sanctuaire il y a un petit centre de magasins et restaurants destinés aux visiteurs. Dans une des petites rues nous appercevons cette malheureuse petite bête. Ce genre de coutume d'utiliser des animaux en tant qu'amuseurs publics a toujourds déplu à ma sensibilité québécoise nord-américaine. Mais le Japon c'est aussi l'Asie, où ce genre de pratique est assez courante.


Immense cèdre mature à Ise-Jingu

Le grand sanctuaire d'Ise, ou Ise-Jingu (a l'opposé de Jinja, suffixe courant de tous les autres lieux Shinto), est le centre spirituel du Japon primal. Je me devais de visiter ce lieux qui est un peu comme la mecque des japonais, là où ils doivent pélerinner une fois dans leur vie. Ce sanctuaire est dédié à Amaterasu, la déesse-soleil, ancêtre de la famille impériale et gardienne mythique du Japon entier.


Keiku, autel d'Amaterasu, Ise-Jingu

Le Shinto c'est le contact primitif avec la nature, avec les forces puissantes et la mort. Et Ise est son centre. Un sanctuaire Shinto est toujours composé des mêmes éléments; un autel recouvert d'un tit de paille, placé au milieu de cèdres anciens, derrière une Torii (la porte mystique). Ici l'autel est entouré d'une barrière et le passage mystique devant sa façade pour l'adoration est recouvert d'un drap. La cour intérieure inaccessible est recouverte de caillous gris et blanc, dessinant un chemin vers l'autel. C'est si beau et si profond tout ca.


Le Shinto; de paille, de boue et d'or !


Le second haut-lieux d'Ise ; Meoto-Iwa


Meoto-Iwa, les rochers liés

Le dernier (mais le premier en fait) sanctuaire originel du Japon visité à Ise est Meoto-Iwa, les rochers amoureux, incarnant Izanami et Izanagi. Izanami et Izanagi sont les premiers "Dieux" du Japon. Ce sont eux qui ont mis le Japon et ses Kamis (esprits, Divinités) au monde, et ce sont eux qui ont créés ses iles, à l'aide d'une lance trempée à même l'océan originel. Cette origine "aquatique" rapelle fortement la création de l'amérique (l'ile de la tortue) dans les mythes de création des premières nations.

Une autre histoire d'Izanami et Izanagi est mythologiquement universelle, faisant référence au mythe d'Orphée descendant aux enfers. En effet, à l'instar d'Orphée qui brava la mort pour rejoindre son amante, Izanami, épris de remords et amoureux éternel, tenta de ramener sa compagne (Izanagi, décédée après avoir donné naissance à Susanoo, dieu des tempêtes) du monde des morts, mystère d'aucun de nous mortels n'a jamais été en mesure de revenir, d'élucider. Et tout comme Orphée, même le puissant dieu Izanami échoua dans sa tentative.

C'est exactement cette culture que je venais apprendre et je me sens si renforcé créativement de toute cette découverte augmentée de mes savoirs et recherches. Je dessine les rochers en hommage à ce Japon mystique que je m'apprète à quitter. Et fais mes aux-revoirs au Japon dans le lieux ou il fut imaginé. C'est comme avoir remonté en arrière, pénétrer de l'extérieur pour finalement terminer dans son origine. Je suis peut-être étranger à ces iles, mais je peux maintenant affirmer en connaître son esprit.


Stone covered ground, Ise-Jingu, Japan

Yin-Y-English

This is a week of firsts and a week of lasts. First scooter ride, first time on the pacific, but last temples in Japan, last home-cooked meal in Yoshida, last drawings...

Went to Eiga-mura (pictured first) at the beginning of the week. It was kind of boring, as Charles-Éric, my québécois friend in Japan and I arrived late, nothing much was going on in this amusement park/movie backdrops. The funniest thing was seeing a samurai vaccuuming the halls. Wished I had a picture, but when he saw me aiming my camera objective, he took out his katana and posed for me.

Also visited an insane temple Senjusangen-Do (three thousand and three, in reference to the 3003 heads of the 1000 eleven-headed Kannon statues, got those numbers right?); Inside there are actually 1001 statues of Kannon, thousand-armed buddhist goddess of mercy. With thirthy-three incarnations for each Kannon, that means your prayers are heard by 33,033 kannons, with 33,033,000 arms ! Just numerologically messing with your heads... It was quite impressive actually, all those goddesses lined up and flanking a massive lotus-sitting Bouddha.

My last important visit in Kansai was Ise peninsula where I saw two things; the Grand Shrine of Ise, and Meoto-Iwa, the husband and wife rocks. The grand Shrine is dedicated to Amaterasu, spirit of the Sun, and mythical ancestress of the imperial lineage. Shinto, the religion of Japan is quite fascinating to me, because I see many mythologically universal parallels with many other myths of the world, european and native-american. Shintoism is about our relationship with the natural world and the supernatural elements beyond our control, such as fertility and death.

A shinto santuary is composed of a few primal elements. A sacred shrine with a tatched rooof placed within a grove of trees (usually cedars), beyond a symbolic passage, behind the mystical Torii gate. The grand shrine of Ise is like the Mecca of the Japanese, who have to visit the place at least once in a lifetime. The inner shrine itself is closed to the public, and even the view beyond the offering altar is obscured by a white sheet. The materials themselves are very fascinating; straw, mud and ... gold! The ground in Ise was also singularly covered with white and grey rocks representing a passage road. I offered an offering to the sun-goddess, clapped my hands twice, bowed (twice before, once after) and made my way to my ultimate destination; Meoto-Iwa.

It is quite fascinating how what is probably the last spiritual place I visit in Japan is the exact point where it was conceived in the minds of its people. Meoto-Iwa, or the husband and wife rocks, is a symbolic representation of Izanami and Izanagi the creator deities of mythical Japan. By dipping a lance in the waters (such a strong sexual reference if ever there was one), the couple create Japan. When the curdling mud drips from the staff, the islands are formed. This recalls the "muddy" creation myths of my own homeland, America, the continent known as Turtle-island among its first inhabitants. Among our first people, Coyote created Turtle-Island with a handful of mud given to him by Duck who had dove in the primordial waters, and blowing on it, enlarging it.

Another important story, recalling the myth of Orpheus descending into Hades, the land of the dead to reclaim his lost love, is also embodied between the two loving deities, symbolized by the linked rocks. Izanami also descended in the lands of the dead in an attempt to recapture Izanagi his love, who died giving birth to the storm-spirit Susanoo. And just like Orpheus, Izanami fails to bridge the gap between the living and the dead, where even the gods do not come back. I am so privileged to have access to all this culture supplementing my increasing knowledge of the essential stories, reenforcing my creative spirit... See you soon my friends.